Le deuil des animaux de compagnie

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Le deuil des animaux de compagnie

Je me sens bien en présence des animaux depuis longtemps ; Petite, j’ai toujours trouvé beaucoup de réconfort auprès d’eux. Adulte, leur présence m’apaise. J’ai presque toujours eu des chats parce que c’était plus facile avec la vie que j’ai mais j’ai une grande affection pour les chiens aussi.

J’ai commencé à m’intéresser à la place des animaux de compagnie dans la vie de mes clients il y a quelques temps à la suite de plusieurs témoignages qui m’ont fait réfléchir :
Une dame âgée de 92 ans y a largement contribué. Elle me racontait comment son berger allemand avait accompagné et soutenu son mari durant tout le temps de sa maladie jusqu’à sa mort, spontanément. Elle m’a décrit l’attachement inconditionnel du chien. Lorsque je lui ai demandé si elle avait eu d’autres animaux ensuite elle m’a dit qu’elle n’avait jamais voulu le remplacer : Ce chien a une place unique. 

D’ailleurs il a sa photo à côté de celle des enfants, il fait partie de la famille au même titre qu’eux. Pour autant, elle n’en parle pas comme de ses enfants mais comme un aidant, un ami.

Comme c’est une femme très intelligente, pleine de bon sens et d’expérience que je respecte beaucoup, son témoignage m’a marqué et a renforcé ma conviction qu’entre l’animal et l’homme se tisse des liens forts et particulier, que l’on commence que récemment à étudier et qu’en tant que psychothérapeute je ne peux ignorer. J’ai remarqué que lorsque je les écoute attentivement ils se sentent encouragés par mon absence de jugement, ma curiosité envers eux, et ils me racontent leur histoire et la relation  et la manière dont ils établissaient les relations avec leur chat ou leur chien par exemple ; j’en apprends beaucoup sur eux et je découvre un aspect d’eux qui n’apparait pas autrement…

Je crois que, comme dans toute relation, il faut être deux pour créer un lien, que ce lien est chaque fois unique parce qu’il est le résultat de l’alchimie entre deux êtres vivants unique eux aussi, qu’il soit de la même race ou non.

Contrairement aux animaux nous faisons partie d’une société construite sur une hiérarchie de valeurs, dans laquelle nous avons une place, un rôle et sur qui cette société porte un regard.. Nous sommes sensibles à son jugement car si la société nous désapprouve nous risquons l’exclusion. L’homme isolé est faible et risque de ne pas survivre. C’est inscrit en nous et ce qui fait que nous devons avoir un comportement social adapté.
Mais notre société évolue, change. Et ses valeurs et ses critères de jugement aussi. Notre culture et notre manière de considérer les animaux en est le résultat, je souhaite par mon travail contribuer à la faire changer.

Lorsque mes patients sont confrontés à la maladie et la mort de leur animal je suis souvent touchée souvent par l’absence de compréhension, d’écoute qu’ils rencontrent. Il est encore difficile de concevoir que la perte d’un animal puisse provoquer autant de chagrin.
C’est un sentiment tabou. L’entourage ( je ne parle pas des professionnels de la relation aux animaux), très souvent dans une bonne intention,  tente de rationaliser et de relativiser cette peine.  En conséquence cela rajoute à la peine du propriétaire un sentiment de solitude et de culpabilité qui ne fait qu’empirer les choses. Du coup ce sont des sentiments et des émotions qui sont tu et parfois ignorés par le propriétaire lui-même qui ne s’écoute pas.

Lorsque on  nie ou on banalise notre tristesse, on nie nos sentiments et c’est une façon de nous  nier. Nous pouvons avoir honte de ce que nous éprouvons. Au pire nous pouvons développer des symptômes de dépression, et ne pas arriver à faire notre deuil et parfois cela se transforme en deuil pathologique. Il n’est pas rare qu’à cette occasion d’autres deuils refassent surface et il est parfois important de démêler ces chagrins amalgamés, pour ne pas rester engluer dans le deuil et continuer à apprécier les bons cotées de la vie et des relations.

Il y a quelque année j’ai dû faire euthanasier mon chat. J’ai été confrontée pour la première fois à cette responsabilité et c’est grâce au vétérinaire  et son assistante que j’ai pu me préparer à prendre cette décision et ensuite me préparer au deuil. Lui m’a préparé à la décision et m’a aidé à réfléchir au « bon moment » à l’ « avant”, elle, à l « ’après ». Chacun avec leur qualités personnelles et leur expérience mon apporté des réflexions et des pratiques qui m’ont été très utiles pour me préparer au mieux à la séparation.
Parce que, comme toutes les relations, la relation Humain–Animal est complexe. A ma manière j’essaie de contribuer à une amélioration de la relation humain –animal quand celle-ci est difficile. Je propose un soutien pour les propriétaires désorientés ou en deuil, une écoute bienveillante et sans à priori. Je mets mon expérience au service de ceux qui veulent comprendre et améliorer la relation qu’ils entretiennent avec leur animal. Pour cela je travaille en lien avec des professionnels des métiers en lien avec l’animal de compagnie comme l’organisme Animal University. Je m’enrichis de leur recherches, leur expériences et leur connaissances afin de mieux cerner et tenter de résoudre la complexité de la relation Humain-Animal pour le bénéfice de mes clients.

je souhaite non seulement contribuer à l’amélioration et à l’enrichissement des relations des humains entre eux mais à celle que les humains et les animaux  entretiennent aussi  au-delà  d’un aspect mercantile ou utilitariste : un enrichissement mutuel par le biais de nos émotions, de nos sentiments, de nos perceptions. Une alliance éclairée basée sur le respect des besoins et du vécu sensible de chacun pour un bien-être partagé.

Ici vous trouverez une émission très bien faite en rapport avec le deuil d’un animal

Béatrice Valantin
Beatrice

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